Un concept innovant

Jusqu’ici les bacs à réserve d’eau s’efforçaient de stocker le plus possible d’eau dans un compartiment inférieur jouant le rôle d’un réservoir qu’on remplit, généralement de dessus. Pour irriguer les plantes, il suffit alors de faire monter l’eau du réservoir dans le compartiment de la terre par un élément capillaire. Et pour être sûrs d’alimenter suffisamment les plantes en plein été, cet élément capillaire est largement dimensionné.

Cela posait plusieurs problèmes  :

  • lorsqu’il n’y a pas un franc soleil, les plantes boivent peu alors qu’elles reçoivent beaucoup d’eau : elles pourrissent ou leurs racines s’asphyxient par excès d’eau (anoxie)
  • les plantes s’habituent à cette profusion d’eau, constante, et émoussent leurs capacités de régulation hydrique
  • la terre étant fortement irriguée, beaucoup d’eau est perdue par évaporation

Le concept DROMOBAC se fonde sur l’observation de la nature. Après une pluie, les plantes ont bien une profusion d’eau, mais cela ne dure que quelques dizaines de minutes. Après cela, c’est-à-dire pendant la quasi totalité de leur vie, elles sont habituées à aspirer l’eau du sol, piégée par capillarité. Plus cette eau est abondante, plus elle se loge dans des gros interstices faciles à vider par aspiration. Plus l’eau se fait rare, plus il faut aller la chercher dans des interstices petits, grâce à une aspiration (« tension de succion ») de plus en plus forte, et pour en recueillir de moins en moins. Lorsque les efforts d’aspiration sont très intense et la quantité d’eau recueillie très faible, un basculement s’opère dans le métabolisme de la plante. Elle se met « en économie d’eau », sorte d’état de stand by où sa consommation, son évaporation, sa croissance sont réduits à pratiquement zéro, ce qui lui permet d’attendre des jours meilleurs. Mais elle ne fane pas, ne jaunit pas et reste turgescente.

LE CONCEPT DROMOBAC

Le concept DROMOBAC reproduit cette utilisation naturelle de l’eau en l’associant à une réserve d’eau.

Sa structure est schématisée ci-dessous :

Son fonctionnement peut être représenté par le graphe ci-dessous, qui montre la différence avec les bacs existants :

Dans une première phase les plantes sont assez généreusement irriguées pour croître tout à loisir. On évite juste le surplus d’eau qui les fait pourrir lorsque le soleil n’est pas au zénith, ce qui fait économiser environ 30% de l’eau. Sur la courbe verte représentant le DROMOBAC, c’est la portion horizontale à gauche. Puis l’eau entre les blocs capillaires s’épuise, et ces blocs relarguent très progressivement l’eau qu’ils ont stockée. Comme ils ont la porosité d’une terre idéale, ils libèrent cette eau exactement comme le ferait une terre idéale. Et les plantes savent parfaitement s’y adapter et gérer la décroissance de la ressource. Très progressivement jusqu’à leur mise « en économie d’eau ». Ce fonctionnement naturel permet à toutes les plantes de vivre avec 10 ou 15 fois moins d’eau, voire moins encore, sans faner ni jaunir. Elles se mettent en « stand-by » dans l’attente du retour de l’eau, comme font toutes les plantes sauvages en été. Dans cet état, elles utilisent de façon optimale les derniers centilitres.